lundi 12 mars 2018

Un Monde branché



Point de vue sur la nature de l’univers

Principaux constituants de l’univers : électricité et plasma


La cosmologie du plasma peut tester ses hypothèses et en élaborer des théories. En revanche la cosmologie officielle crée de nouveaux concepts qui ne peuvent pas être testés et qui ne sont donc que des spéculations scientifiques (Big bang ; matière,  énergie et trous noirs ; étoiles à neutrons etc.).
Dans certains cas l’électromagnétisme est bien plus puissant que les forces gravitationnelles. Il a été démontré (Robert Millikan) que la force électromagnétique exercée par un seul électron peut contrer le poids, la force gravitationnelle, de 1017 atomes.

Le plasma est de la matière (en général un gaz, mais il peut aussi être un solide ou un liquide) dont une partie spécifique des particules a été ionisée. Une particule ionisée est une particule qui a perdu un ou plusieurs de ses électrons. Tandis qu’un gaz classique est constitué de particules non-ionisées, un plasma l’est de particules positives dissociées et d’électrons négatifs.

Le gaz ionisé est appelé plasma du fait de la ressemblance de ses propriétés à celles des cellules du sang. Le plasma est l’état de la matière le plus répandu dans l’univers, tant en masse qu’en volume. Il constitue 99% de l’univers visible, ce qui représente beaucoup plus que les trois autres états : solide, liquide et gazeux. Toutes les étoiles sont faites de plasma, l’espace interstellaire est rempli de plasma et même les métaux entrent dans la catégorie des plasmas, puisqu’ils sont constitués de matière (solide) avec des électrons libres dissociés.

Les plasmas ont des propriétés électriques très particulières. Ce ne sont pas des isolants (qui procurent une très grande résistance) comme les gaz non-ionisés. Ce ne sont pas non plus des superconducteurs (qui n’ont aucune résistance), mais ce sont de très bons conducteurs, mieux même que le cuivre ou l’or.
En plus de sa résistance électrique très basse, une autre caractéristique du plasma est son aptitude à créer une sorte de ‘bulle isolante’ autour de masses chargées électriquement. C’est une de ses principales propriétés, qui lui permet d’isoler électriquement une de ses parties d’une autre. Les plasmas peuvent ainsi s’isoler d’envahisseurs externes.

La bulle isolante, ou ‘double couche’,  du Soleil est l’héliosphère, celle de la Terre est l’ionosphère, cette dernière se trouvant imbriquée dans la première. Bien que sa charge absolue soit négative, le Soleil est la masse la plus positivement chargée dans le système solaire. Il agit comme un générateur, projetant des protons (positivement chargés) à travers les vents solaires, qui sont surtout des processus électriques où le flot des particules chargées est entrainé par des champs électriques. La charge positive de l’ionosphère de la Terre est ainsi maintenue.

Au niveau du Soleil les charges électriques relatives sont plus positives au cœur qu’à la surface, qui sont (cœur + surface) plus positifs que l’héliosphère, qui est plus positive que le plasma galactique environnant. Pour la Terre, le cœur est relativement plus positif que la surface, qui sont (cœur + surface) plus négatifs que l’ionosphère, qui est plus négative que le plasma héliosphérique...

Si une bulle isolante réduit les décharges entre une masse et le plasma autour, agissant comme un isolateur électrique, du courant passe quand même, soit sous la forme d’une petite fuite, soit dans des décharges plus ou moins violentes. Les déséquilibres locaux des charges électriques produisent par exemple les éclairs, qui sont des phénomènes de rééquilibrage.


Ce ne serait pas un hasard que les axes de rotation des galaxies aient une courbure identique : leur alignement serait dû à un anneau géant de courant électrique entourant le ‘vide’ cosmique, dont l’origine est toujours inconnue (Longo, Alfven, Campanelli et Schwarz) et qui alimenterait les galaxies en énergie.  De la même façon que le courant électrique qui s’étend entre les galaxies peut expliquer leur alignement et leur même direction de rotation, le courant à l’intérieur des galaxies peut expliquer pourquoi la plupart des étoiles se trouvent dans les bras galactiques.  


Ainsi il semble que le vide intergalactique alimente les galaxies, les aligne et les fait tourner ; que les galaxies alignent les étoiles, leur donne de l’énergie et les fait tourner ; et que finalement les étoiles alimentent électriquement les planètes et les font tourner. Ce serait le même processus qui se répète à toutes les échelles, comme dans une fractale, du plus grand au plus petit.

Le plasma qui remplit l’espace est principalement constitué des molécules très légères que sont les ions plus électrons d’hydrogène et d’hélium. La concentration très basse du plasma spatial, environ une particule ionisée par centimètre cube (alors qu’en comparaison la concentration de l’air atmosphérique est de l’ordre de 1013 particules), permet quand même les échanges électriques au niveau des corps célestes, du fait de sa haute conductivité.

Les décharges électriques du plasma se faisant sous la forme de filaments, on les appelle courants filamentaires du plasma, aussi nommés courants de Birkeland. Les contraintes des champs magnétiques créent un ‘vortex de plasma’, où deux courants électriques tournent l’un autour de l’autre pour former un courant filamentaire (ou encore câble de plasma) très stable.
Les courants de Birkeland et la rotation des filaments doubles sont en relation avec le concept des moteurs de Faraday (homopolaires), qui sont basés sur l’énergie générée par l’interaction entre un courant électrique et un champ magnétique (force de Laplace ou de Lorentz).

Un corps céleste est soumis à des courants électriques et des champs magnétiques, donc à la force de Lorentz, d’où les rotations spiralées (spin) des étoiles et des planètes qui peuvent être considérées comme des moteurs homopolaires géants. Ainsi, leurs tournoiements dépendent des fluctuations des courants électrique ou/et des champs magnétiques.
Des corps célestes se trouvant dans l’héliosphère, tels les comètes et les planètes, peuvent  provoquer des décharges solaires (éruptions et tâches solaires, éjections coronales de masse), en fonction de leurs tailles, charges électriques, trajectoires et locations, et en particulier de leurs alignements. Ces décharges ont des répercussions sur Terre, comme les aurores boréales où le ciel est ionisé par les particules solaires qui pénètrent les parties les plus étroites de l’atmosphère (régions polaires).

La position de la lune contribue à rendre leurs effets plus ou moins intenses. La lune fait écran à l’activité solaire en période de nouvelle-lune, lorsque celle-ci se trouve entre le soleil et la terre. Dans les jours qui suivent, alors qu’un nouvel afflux de particules solaires arrive sur Terre, les évènements climatiques ont tendance à être amplifiés. 

D’une manière analogue aux comètes et aux planètes par rapport au système soleil - héliosphère, la pleine-lune perturbe l’activité électromagnétique de la terre du fait de sa position dans la magnétosphère. De plus l’alignement de la terre et de la lune renforce leur capacité de décharge, ce qui contribue à intensifier l’activité solaire et à provoquer des perturbations climatiques.


Peu après le début du cycle solaire précédent (vers 1998), l’activité solaire a commencé à diminuer pour atteindre le plus bas ‘maximum solaire’ depuis plus d’un siècle (nombre de tâches solaires) en 2013, ce qui est en complète contradiction avec les résultats escomptés par la NASA. 
Cette réduction anormale de l’activité solaire coïncide avec une augmentation exceptionnelle de l’activité météorique, qui est pourtant censée entrainer des décharges solaires importantes. Les mêmes causes peuvent-elles être responsables de ces phénomènes antagonistes ?

D’après la NASA, plus de 80% des étoiles sont dans des systèmes d’étoiles multiples, le plus souvent des systèmes d’étoiles doubles. Pour le Binary Research Institute notre soleil fait vraisemblablement partie d’un système binaire à cycle long. Les cosmologues du plasma estiment qu’un système binaire est une réaction logique pour une étoile individuelle qui doit faire face à une forte tension électrique, l’amenant à se morceler en deux (ou plusieurs) parties, où les naines brunes devraient être assez répandues. Quand une sphère est divisée, la masse totale est inchangée, mais la surface de la paire est environ 26% plus grande, ce qui augmente l’exposition au champ électrique tout en diminuant la densité du courant (ampères par mètre-carré).  L’anomalie serait que notre soleil soit seul...


Une naine brune est une étoile qui n’émet pas de lumière parce que le champ électrique local est trop faible (alors que la science officielle, malgré les dernières découvertes concernant l’activité nucléaire vérifiée d’une naine brune, détermine leurs caractéristiques par leur taille et leur température). Si le compagnon du Soleil est une naine brune, orbitant de plus dans le plan de l’écliptique, il est quasiment impossible à repérer, rendu invisible du fait qu’il soit noir et environné de myriades d’astres brillants. 

Il a été établi que les extinctions de masse, qui se répètent selon un cycle d’un intervalle moyen de 27 millions d’années (M.A.), sont dues en majorité à des bombardements de météores (comètes ou astéroïdes). Or l’orbite des comètes ne peut avoir par elle-même  une telle stabilité sur 27 M.A. D’où la théorie de ‘Némésis’, avancée par Richard Muller, d’un compagnon du Soleil ayant cette orbite, qui perturberait les comètes et les astéroïdes lors de son approche du système solaire, les entrainant dans sa trajectoire.

À noter que la distinction classique entre comètes et astéroïdes est incompatible avec des observations récentes. Par exemple la comète Lovejoy, censée être pleine de glace, est ressortie intacte de sa traversée de l’atmosphère du Soleil ; l’astéroïde P/2013 P5, supposé être une roche qui ne brille pas, a développé une trainée lumineuse immense... Leur différence fondamentale ne tient pas à leur composition chimique mais, comme le soutiennent depuis longtemps les théoriciens du plasma, à leur activité électrique. En fait on peut dire qu’une comète est un astéroïde brillant et qu’un astéroïde est une comète qui ne brille pas ; ou bien qu’un astéroïde peut devenir une comète, puis une météore quand il entre dans l’atmosphère terrestre, enfin une météorite lorsqu’il atteint la surface de la Terre.

En se basant sur des datations au carbone-14, la dernière extinction de masse aurait eu lieu il y a 14 M.A. Mais cette méthode de datation comporte des anomalies répétées, comparée à d’autres datations (électroluminescence, dendrochronologie, archéologie, géologie, analyses de carottes de glace). Il se trouve qu’elle attribue fréquemment des âges qui sont beaucoup plus récents qu’ils ne le sont en fait. Or des évènements cosmiques comme les supernovas, les bombardements ou les explosions de comètes, altèrent la datation au radiocarbone, qui donne alors des résultats qui apparaissent plus jeunes (phénomène identique avec les explosions thermonucléaires). Ainsi ces évènements cosmiques sont la cause d’extinctions de masse, modifiant par la même occasion la qualité du carbone-14 des organismes qu’ils tuent et qui fossilisent.

La possibilité que Némésis soit dans sa phase d’approche du Soleil (périhélie),  au contraire de ce qui est suggéré par la datation au carbone-14, est accentuée par l’anomalie de la gravitation lunaire récemment démontrée, où l’excentricité de son orbite augmente. Ce qui ne pourrait se comprendre que par la proximité d’un corps spatial non identifié, localisé au-delà de Pluton.

Une grande activité météorique couplée à une réduction de l’activité solaire suggère que la charge électrique du Soleil a diminué. L’approche de son compagnon invisible pourrait en être la cause. Ce dernier reçoit probablement la même source externe d’énergie depuis la région du bras d’Orion où le Soleil est situé (bien qu’officiellement le Soleil n’ait qu’une source interne d’énergie, ce qui n’est pas compatible avec la production de neutrinos, trois fois inférieure à ce qu’elle devrait être dans ce cas), réduisant ainsi  l’intensité de l’électricité transmise.

L’interaction entre le Soleil et Némésis peut être de nature non locale, si l’on se réfère en particulier à l’hypothèse des ‘trous de vers’, qui sont des sortes de raccourcis à travers l’espace-temps connectant deux points distants (concept en adéquation avec la théorie de la relativité générale). Malgré les grandes distances et le manque de moyens de mesures pour la mettre en évidence, cette interaction pourrait ainsi avoir des impacts environnementaux sur le Soleil et sur la Terre.

En plus du cycle de 27 M.A. de Némésis, et à part les cycles d’activité cométaire d’une année terrestre, d’autres cycles d’extinctions liés à des essaims de comètes sont à prendre en compte, comme celui de 186 M.A. qui correspondrait à l’année galactique, où notre système solaire passerait dans une zone très perturbée.

Dans son orbite autour du centre galactique, le système solaire oscille périodiquement d’un côté et de l’autre du plan galactique, le long duquel se situe la Ceinture de Kuiper. À chaque passage sur le plan galactique des comètes géantes pourraient être entrainées et se rapprocher du Soleil tout en se fragmentant.
La formation des comètes devient plus claire avec un univers électrique empli de plasma, contrairement aux diverses théories officielles : le processus d’accrétion de matière (pour former comètes, planètes etc.) est bien plus évident avec des masses chargées électriquement qu’avec des corps neutres (attraction de particules positives ou négatives). 


La Terre est analogue à un condensateur. Malgré de nombreuses décharges entre sa surface et l’ionosphère (éclairs par ex.), le champ électrique entre les deux ne disparait pas car il est rechargé électriquement par les vents solaires.
Les radiations solaires ionisent les molécules, principalement gazeuses, de l’ionosphère qui se trouve de 50 à 500 kilomètres environ de la surface terrestre et est en interaction directe avec les vents solaires. Les couches supérieures et inférieures de l’atmosphère peuvent être décrites comme la bulle isolante de la Terre, sa Double Couche (DC).  Comme la charge électrique de l’ionosphère est positive relativement à la charge négative de la Terre, un champ électrique vertical existe entre les deux au sein de l’atmosphère.

Lorsque l’activité solaire est faible, outre les champs électriques de l’atmosphère terrestre et de la surface-noyau qui sont réduits, les comètes sont moins soumises aux impacts électriques et se désintègrent moins. Or leur nombre a beaucoup augmenté depuis près de dix ans, ainsi que leur masse. Ce qui apporte aussi une augmentation de la poussière atmosphérique, provoquant une diminution de la quantité de radiations solaires sur la surface terrestre (à quoi s’ajoute la pollution d’origine humaine).
Des virus et des microbes peuvent être apportés à la surface de la Terre par les poussières dues aux météorites. Ainsi, la Peste Noire de 1347 a été précédée par une activité cométaire intense...

La rotation de la Terre, proportionnelle à l’intensité du courant électrique entre l’ionosphère et la planète, peut être ralentie très légèrement par une diminution de l’activité solaire, à quoi peut s’ajouter une concentration plus forte de poussières dans l’atmosphère.
Même infinitésimal, un ralentissement de la Terre peut déclencher des tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Couplé à une réduction du champ magnétique surface-noyau, cela déclenche aussi des phénomènes comme de nouvelles îles ou geysers, des dolines (sinkholes), des failles, glissements de terrain etc.

La couverture nuageuse du globe terrestre pourrait bien se densifier dans le futur, à cause de l’augmentation des rayons cosmiques et de la poussière atmosphérique qui sont, avec la présence d’humidité, les causes principales de la formation des nuages ; ce qui aurait pour conséquence un refroidissement de la planète, selon les résultats des mesures effectuées par des satellites, qui ont démontré que les nuages produisent au final un effet global de refroidissement (entre les nuages de haute altitude qui retiennent plus de chaleur et les nuages de basse altitude qui réfléchissent plus de lumière solaire).

Lorsque l’activité solaire est faible, moins de vents solaires atteignent la haute atmosphère, qui reçoit donc moins de radiations d’ultraviolets, ce qui induit le refroidissement de la stratosphère et a été vérifié depuis le dernier minimum solaire en 2002.
Cette diminution de l’activité solaire réduit aussi la rotation de la Terre et affaiblit le courant atmosphérique vertical (réductions respectives de l’Effet de Coriolis et de la Force de Lorentz). Ce sont les causes probables du ralentissement du Gulf Stream depuis 2004.

De même pour le Jet Stream, courants aériens de haute altitude liés aux activités électriques, qui ralentissent et descendent vers le sud ou le contraire selon les hémisphères, au lieu d’aller plus vite et plus droit comme c’est le cas lorsque l’activité solaire est élevée. Plus cette situation dure et plus les phénomènes météorologiques extrêmes sont à prévoir, ainsi qu’un refroidissement des latitudes tempérées.
L’accumulation de poussières cométaires dans l’atmosphère joue un rôle important en ce qui concerne l’augmentation des tornades, cyclones et ouragans, en lien avec leur nature électrique. Ces évènements aériens sont la manifestation de décharges électriques entre l’ionosphère et la surface terrestre. La concentration élevée de poussière atmosphérique réduit la conductivité électrique de l’atmosphère, en réduisant la mobilité des petits ions. Ainsi les électrons ne peuvent se mouvoir librement et sont capturés par les particules de poussières, ce qui provoque des décharges électriques locales plus fréquentes.

L’axe de rotation de la Terre a sans doute été vertical, au moins durant l’ère Secondaire où il n’y avait probablement pas de saisons, comme semble le prouver les fossiles de dinosaures découverts près du Pôle Nord. La cause de l’inclination de cet axe terrestre peut très bien provenir du passage suffisamment proche d’une comète fortement chargée en électricité.

La flèche du temps de l’entropie, qui est la tendance de tout système à perdre de l’énergie et à finalement mourir, est contrebalancée par une autre flèche du temps fondamentale, où l’univers progresse à travers l’augmentation de l’information, de la structure, de l’organisation et de la complexité jusqu’à des états toujours plus élaborés de la matière et de l’énergie.

La lumière (mouvement de photons, qui possèdent divers degrés de transport de l’information, comme la fréquence ou la polarisation) et l’électricité (mouvement d’électrons à la source des ondes électromagnétiques) sont intimement liées. La matière est un mélange de photons et d’électrons qui réagit aux champs électriques en séparant les charges positives des charges négatives, ce qui produit de l’ordre, marque distinctive de l’organisation, de l’information. Ce qu’on retrouve dans le plasma, qui est de la matière qui a été ionisée (séparation des charges) suite à une tension électrique et qui possède un très haut niveau d’organisation. 

Le constituant fondamental de l’univers pourrait véritablement être l’information, dont le photon est le principal élément. Notre cerveau, à l’activité électrique intense et producteur de photons, construit une réalité objective en interprétant des fréquences électromagnétiques, qui sont essentiellement des projections d’une dimension non perceptible ayant les propriétés d’un champ d’une réalité plus profonde qui transcende l’espace-temps : un Champ d’Information Cosmique ? 

                                                                                                                                                  

Ce ne sont pas les objets qui définissent l’espace, c’est l’espace qui définit les objets.
L’espace, ou le vide, connecte tout. Les fluctuations d’énergie à l’intérieur du vide, qui alimentent sa structure, sont à la source de notre réalité.  Une composante de cette structure du vide est celle qui produit notre réalité.
Notre univers connu est trop dense pour que la lumière s’en échappe, ce qui est la condition première pour la formation d’un trou noir.
Les galaxies en particulier seraient  les effets et non les causes des trous noirs, qui peuvent être vus comme un modèle basique du vide lui-même, absorbant et diffusant les échanges d’informations. 

De la Longueur de Planck aux confins de l’univers les transferts d’informations se font à toutes les échelles, relayés par le vide qui peut être assimilé à un agent organisateur qui produit la complexité.

Le monde matériel est constitué de 99,999 999 % d’espace "vide". La réalité que nous expérimentons représente en fait  0,000 000 1 % de ce qui existe.

En tant qu’êtres humains, notre passage sur Terre s’incarne à la limite de ce qui sépare l'infiniment grand de l’infiniment petit, aux frontières d’un horizon qui ouvre sur le trou noir, en équilibre dans le vide...
La densité du vide a été calculée à 1093 gr./cm3 alors que la masse totale de l’univers observable l’est à 1055 gr./cm3, c’est-à-dire que la structure du vide a une densité  39 fois supérieure à celle de la matière.
Des atomes aux galaxies le vide se divise en relations très spécifiques, où tout dépend du Rapport Phi, qui est de 1.618, et où la gravité est la force qui donne sa cohésion à l’univers.
La structure fondamentale des divisions du vide correspond à des principes géométriques basés sur le tétraèdre et la sphère, dans des structures fractales tridimensionnelles évoluant selon des octaves parfaites. 



Résumé personnel tiré du livre de Pierre Lescaudron : Earth Changes and the Human-Cosmic Connection


dimanche 11 mars 2018

Ce à quoi on résiste persiste

En rapport avec toute la violence qui s'exprime d'une manière ou d'une autre dans notre monde, à laquelle nous avons tendance à répondre avant tout par la violence, ce qui a pour effet d'exacerber encore plus la violence qui nous environne, voici un texte où l'accent est mis sur l'importance de l'intention et la qualité de l'attention que nous émettons :




Longueurs d'ondes

Tout ce qui existe dans l'Univers est, à la base, de l'énergie qui vibre selon certaines fréquences et qui échange constamment des informations. Ce que nous percevons en tant qu'êtres humains, nous sommes les seuls à le percevoir ainsi. Ce que nous voyons n'est pas vraiment l'objet lui-même, c'est un groupement de fréquences d'ondes que nos yeux captent et qui les transmettent à notre cerveau via les neurones, qui à son tour les décode pour nous donner une image de cet objet en trois dimensions. Des expériences scientifiques ont prouvé que l'analyse de ce qui est observé correspond à peu près à la moitié de l'image perçue. Le reste provient du subconscient, de ce qui est déjà connu, de ce qu'on a appris à s'attendre à voir.
Le fonctionnement de notre cerveau est comparable à ce qui se passe avec une radio ou une télévision, où les sons et les images sont transformés en fréquences électromagnétiques qui sont décodées par des antennes... Par ailleurs les limitations de nos cinq sens ne nous permettent pas de percevoir directement ces fréquences, de même que nous ne pouvons pas «voir» nos pensées ou nos émotions ni les interactions quelles peuvent provoquer.
Il y a un processus, appelé «magnétisme vibrationnel», qui contraint des ondes spécifiques à attirer celles qui sont sur la même fréquence. Les informations que notre cerveau capte sur le monde environnant dépendent en grande partie des fréquences sur lesquelles nous sommes branchés. La fréquence dominante de chaque individu est déterminée principalement par ses pensées et ses émotions, qui doivent donc attirer des ondes similaires, lesquelles peuvent se concrétiser sous forme de circonstances, d'évènements, de rencontres...  D'où l'importance d'émettre des pensées et des émotions qui vibrent au même niveau que ce qu'on désire!
Si on se trouve dans une pièce sombre et qu’on veut y voir plus clair, ce n'est pas à l'obscurité qu'on pense, mais à la lumière et aux possibilités d'en avoir. Ainsi on finit par disposer de solutions parce qu'on a porté son attention sur un sujet précis. C'est ce qui se passe à tous les niveaux d'une manière ou d'une autre, que ce soit pour obtenir du bonheur, de l'amour, du travail etc. Il semble bien évident que ce n'est pas en pensant au malheur, à la haine ou au désœuvrement… qu'on peut y arriver. Pourtant il y a tant d'individus qui courent après le bonheur, le travail ou l'amour sans succès! Est-ce que, au moins en partie, ça ne viendrait pas d'une attitude qui consiste à penser en finir avec le malheur, la haine, le manque, l'obscurité... Au lieu de se concentrer sur ce qu'on veut vraiment? Les nuances sont de taille et font toute la différence; dans un sens on est sur la même longueur d'onde et on obtient plus facilement ce qu'on cherche, dans l'autre sens on est au diapason avec des vibrations de rejet ou de manque et ce qu'on attire c'est, encore et toujours, des situations de rejet et de manque (cf. méthode Coué).
Pour continuer sur la lancée de cet exemple, selon l'époque et le lieu les solutions diffèrent lorsqu'on veut de la lumière. En général de nos jours il suffit d'appuyer sur un interrupteur et la lumière électrique jaillit. Pour avoir ce résultat, il faut d'abord penser aux moyens de fabriquer de l'énergie, de la stocker etc. Enfin, il s'agit de penser à s'en servir, sinon rien ne se passera.  Sans la pensée, accompagnée d'intention, de compréhension, de rigueur et d'action, personne n'est capable d'imaginer puis d'utiliser l'énergie électrique, ou même ne serait-ce que de faire un feu. La pensée est un acte éminemment créateur.        
Notre esprit, par l'intermédiaire du cerveau, émet et capte sans cesse des pensées et des émotions qui déterminent la qualité de notre vécu. Ce sont des fréquences d'ondes qui, comme toute forme d'énergie, possèdent des propriétés spécifiques, dont le pouvoir créatif est caractéristique. Elles peuvent être particulièrement destructrices aussi, bien sûr. En témoignent l'état lamentable dans lequel peuvent nous précipiter de fortes émotions négatives, ou bien les horreurs auxquelles peuvent entraîner des croyances débiles, ou encore les menaces sur l'existence de toute une planète que des pensées axées sur l'élimination d'autres êtres humains nous procurent... Si ce que nous voulons de la vie est la paix, le bonheur et l'amour pour nous et nos proches, il est essentiel de favoriser en nous les pensées qui s'y rattachent et d'abandonner toutes celles qui vont dans un autre sens, qui sont sur une autre fréquence.
Le monde que nous percevons se trouve donc avant tout dans notre cerveau, qui capte lui-même des ondes qui font partie d'un océan d'énergie quasiment inconcevable que nous nommons l'Univers, où rien, absolument rien, n'est séparé du reste. Tout y est connecté d'une manière ou d'une autre et nous avons le privilège d'en être conscients, avec l'immense pouvoir de créer, tout en étant la cause de la plus grande partie de nos limitations personnelles ainsi que de réalisations qui dépassent souvent l'imagination.
Si nous changeons de point de vue, nous voyons les choses différemment et nous pouvons vivre autrement...


Extrait d'un passage de mon livre : http://www.la-dryade.com/vieconscience.htm
 

samedi 10 mars 2018

Le côté sombre du WWF



Tiré de PandaLeaks : The Dark Side of the WWF

de Wilfried Huismann

Paru en allemand en 2012 puis publié en anglais en 2014

Traduction personnelle en français, dont je fais paraitre le premier chapitre, suivi d’extraits qui m’ont paru les plus importants jusqu'au chapitre 4 non compris (les autres par la suite...).




    1 .    The Bride Wears Panda

Je suis tombé sur Abiud au marché bio de Brême. Il revenait tout juste de se marier dans son Mexique natal - au Chiapas, l'épicentre de la rébellion zapatiste. Quelques jours après son retour, Abiud semblait encore mal en point. Il avait découvert que la ville de San Cristóbal, loin d'être saisie par un zèle révolutionnaire, était maintenant sous la main de fer de la Compagnie Coca-Cola. En entrant dans la cathédrale baroque historique de la ville, Abiud avait été accueilli par le grondement assourdissant de centaines d'adorateurs accroupis sur le sol de pierre nue, priant avec ferveur leurs anciens dieux mayas. Beaucoup d'entre eux se sont alors levés pour s'adonner à une danse extatique et à la transe. Abiud avait mis cela sur le compte de l’absorption rituelle de la variole, le schnapps sacré local. La variole provoque l'éructation, méthode traditionnelle éprouvée pour expulser les mauvais esprits. Mais quand il en prit une gorgée Abiud avait presque vomi: le tipple indigène avait été remplacé par du Coca-Cola.

Il s'avère qu'un accord de partenariat avait été conclu avec la corporation mondiale: en échange de contributions financières à l'église, toutes les boissons sauf le coke avaient été bannies du Temple de Dieu. Les rayons boissons des supermarchés locaux n'approvisionnent plus que Coca-Cola - les commerçants reçoivent une prime pour avoir retiré toutes les autres boissons de leurs rayons. Les rues sont jonchées de canettes de coca vides et les visiteurs remarquent les sourires sans dents des enfants de la région. Le Chiapas consomme plus de Coca-Cola que n'importe où ailleurs dans le monde. Coca-Cola a acheté les droits des sources d'eau douce dans les montagnes au-dessus de la ville, et ce ne serait pas une grande surprise d'apprendre que la multinationale avait également conclu une entente mutuellement profitable avec les guérilleros du Chiapas. Après tout, même les commandants boivent maintenant du coca.
Le Chiapas est un microcosme d'un monde où les multinationales dominent avec une brutalité douce - un puissant récit de mise en garde contre la menace d'un consumérisme effréné. Si j'avais raconté cette histoire il y a dix ans, personne ne l'aurait crue. L'histoire est la suivante: pour améliorer sa mauvaise réputation en tant que l'un des plus grands consommateurs d'eau du monde, le département marketing de Coca-Cola s'est mis à "verdir" l'entreprise. La boisson gazeuse riche en sucre, dont la formule top secret est notoirement connue, s'est transformée en un produit "vert" fabriqué "durablement" pour "conserver les ressources naturelles du monde". Le message lumineux et écologique des publicitaires de Coca-Cola a-t-il convaincu les consommateurs? A peine.

L'entreprise devait donc se mettre au lit avec une jeune mariée au visage frais qui adoucirait son image par association. En 2007, Coca-Cola et le WWF ont conclu un partenariat en déclarant qu'ils allaient "unir leurs forces pour protéger l'eau potable du monde". Les produits Coca-Cola pourraient désormais arborer le panda prodigieux - ce petit emblème mignon, câlin et inspirant la confiance, particulièrement apprécié des enfants - qui ajoute de la valeur à l'investissement du partenariat en assurant la fidélité future des consommateurs. L'approbation du WWF a permis à la Coca-Cola Company de récupérer 20 millions de dollars - une aubaine, si l'on considère que les classements des études de marché placent le panda du WWF parmi les logos de marque les plus fiables au monde.

Pour sa part, le WWF n'obtient pas seulement beaucoup d'argent de l'accord, mais gagne aussi la faveur et la reconnaissance des grandes entreprises. J'ai trouvé un clip vidéo sur le site Web du WWF: Muktar Kent, PDG de Coca-Cola, et Carter Roberts, président de WWF USA, lors d'une expédition polaire. Nous voyons un paysage de neige arctique avec le coucher du soleil et les ours polaires. Le chef du WWF affirme: "Le partenariat réunit deux des plus grandes marques du monde... Les meilleures et les plus brillantes ne veulent pas seulement augmenter leur part de marché, elles veulent aussi être les leaders dans la résolution des problèmes les plus importants auxquels le monde est confronté... Le coca était un choix logique."
Son homologue de Coca-Cola, vêtu d'un manteau de fourrure polaire, ajoute avec émotion: "Nous travaillons en étroite collaboration pour faire en sorte que de nombreuses générations, dont de nombreuses générations, puissent aussi profiter des merveilleux ours polaires et de notre planète.
Les hauts gradés du WWF aiment se sentir sur un pied d'égalité avec la corporatocratie de la jet set mondiale. Les managers du géant Monsanto de Coca-Cola et de GMO (Organismes Génétiquement Modifiés) sont formés à l'Académie du WWF en Suisse pour devenir "One Planet Leaders", et Neville Isdell, ancien PDG de Coca-Cola Company, dirige maintenant la commission du personnel du WWF USA. Il chasse les dirigeants potentiels du WWF et présente ses choix pour les nominations - le WWF renonce aux vieilles conventions étouffantes comme le vote.

Jason Clay, premier vice-président du WWF pour les Marchés et l'Alimentation, a annoncé au monde son intention de conclure des contrats avec les 100 plus grandes entreprises du secteur de l'énergie et de l'alimentation, car ces entreprises contrôlent les matières premières les plus importantes du monde et: "Quand elles s'amélioreront, tout le monde dans le secteur suivra. Jason Clay est convaincu que les grands méchants vont effectivement "s'améliorer", car le WWF va les "convaincre". C'est aussi simple que ça. C'est drôle que personne n'y ait pensé avant.
Un nombre remarquablement élevé des entreprises du WWF se sont distinguées dans les domaines de la pollution environnementale et de l'exploitation impitoyable des ressources naturelles précieuses: British Petroleum, Exxon Mobil, Marine Harvest, Shell, McDonald' s, Monsanto, Weyerhaeuser, Alcoa et la plus grande compagnie mondiale d'huile de palme, Wilmar. Le panda les met en valeur. Mais pourquoi le WWF fait-il appel à ces liaisons? Est-ce vraiment la façon de rendre le monde meilleur ou est-ce que l'organisation vend son âme contre de l'argent?
 Notre voyage d'investigation au cœur sombre de l'empire vert nous mènera à travers le monde. A la fin, nous verrons le panda sous un jour nouveau.


 
   2 . In the Lion’s Den

Créé en 1961, le WWF n'est pas né d'un mouvement de protestation populaire. Dès le début, il a répondu aux besoins d'une partie essentielle de l'élite sociale mondiale.

Jusqu' à la fin des années 1980, les parcs animaliers sauvages d'Afrique étaient restés entre les mains des Blancs. Comme Soutter l' a avoué ouvertement: «cela a amené de nombreux Noirs africains à croire que le WWF était une sorte d'extension de la domination coloniale. Mais nous avons beaucoup appris depuis lors et nous collaborons maintenant étroitement avec les communautés locales. Nous leur donnons des emplois; ils comprennent que la protection des animaux est dans leur propre intérêt. C'est comme ça que ça marche." Cette vision condescendante du peuple indigène a pris une note discordante. Cela ressemblait étrangement à ce credo de l'époque coloniale: nous, les Blancs éclairés, connaissons la partition et c'est notre travail de prendre nos frères noirs arriérés par la main et de leur montrer comment traiter la nature. J'ai dû réprimer mon indignation face à l'arrogance palpable de mon interviewé rouquin. Comment peut-on simplement ignorer le fait que ces peuples vivaient dans les forêts et les savanes d'Afrique depuis des siècles sans les détruire? Les lions africains, les rhinocéros, les éléphants et les buffles n'étaient pas menacés avant l'arrivée des maîtres impériaux blancs. Ce sont les chasseurs de gibier sauvage du monde "civilisé" qui ont commis un véritable massacre sur le continent. Pour sécuriser les stocks de gibier pour l'avenir, les administrations coloniales avaient alors commencé à créer des réserves de gibier et des réserves naturelles "uniquement pour les Blancs" dans l'ensemble des pays d'Afrique australe.

Rien qu'en Afrique, 14 millions de personnes ont été déplacées de force pour faire de la place aux animaux sauvages: on les appelle des "réfugiés de la conservation".

Le Panda Ball est un événement annuel qui se tient souvent au Palais de Buckingham à Londres, ou dans un autre lieu royal. La participation est limitée aux membres d'élite du 1001 Club, une sorte de société secrète du WWF.

Le 1001 Club a été fondé en 1971 par le Prince Bernhard des Pays-Bas, alors président du WWF International. Le prince d'origine allemande recruta de puissants hommes d'affaires du monde entier pour rejoindre le club, mais aussi quelques vieux camarades, qu'il connaissait de son temps dans l'élite nazie Reiter-SS unité équestre, et de son poste à la succursale parisienne du célèbre IG Farben. A ce jour, la commande secrète du WWF compte exactement 1001 "initiés" venus du monde entier. Ils demeurent généralement membres à vie; lorsqu'un poste devient vacant, un candidat choisi est nommé pour le combler.



     3 . On Tiger Safari

Les plans du WWF pour de nouvelles réserves de tigres ont conduit à des opérations similaires dans toute l'Inde: la réinstallation obligatoire des tribus Adivasi vivant dans les forêts - parfois avec l'utilisation de la force militaire.

La Dr. Latika Nath Rana est chercheuse sur les tigres et titulaire d'un doctorat d'Oxford. En tant que première femme dans ce domaine de spécialisation, elle a acquis une place de choix parmi ses collègues indiens. Au petit-déjeuner, elle m’a confié qu'elle avait perdu patience avec ses frères scientifiques: "Nous savons déjà tout ce qu'il y a à savoir sur les tigres. Ils devraient vraiment rester seuls." Elle n'était pas non plus très satisfaite de la campagne du WWF pour les tigres: "C'est juste qu'elle fait venir de plus en plus d'experts du pays qui assiègent les animaux." Ils installent des pièges à caméra partout et tirent sur les tigres avec des pistolets tranquillisants à fléchettes pour qu'ils puissent accrocher des dispositifs de repérage GPS autour du cou. Le WWF a pour objectif d'utiliser les données ainsi recueillies - sur les schémas de déplacement et le nombre total d'animaux existants - pour attribuer d'autres zones de protection des tigres. La Dr. Rana n'était pas convaincue: Tout cela est superflu; il n’y a aucun avantage pour la recherche. Il n'y a qu'un seul but: l'argent doit être dépensé." Je lui ai posé des questions sur les panneaux d'affichage du WWF le long de la route qui mène au parc national. Elle a ri: "Ils sont bons en relations publiques. Mais je n'ai pas encore vu un seul projet vraiment utile du WWF ici."

Après un examen attentif du budget du WWF Inde, le Dr Latika Nath Rana est arrivée à la conclusion qu'une grande partie des dons du WWF provenant de l'étranger n'est pas dépensée pour des projets de conservation locaux spécifiques: "La majeure partie des fonds que le WWF donne aux organismes gouvernementaux officiels finissent par disparaître dans les poches des fonctionnaires". Elle a ajouté: "Ce n'est rien d'exceptionnel pour l'Inde. Si les dons étaient versés aux réserves de tigres, nous pourrions embaucher quatre gardiens pour chaque tigre, construire un mur de protection autour des 39 réserves de tigre de l'Inde et acheter une police d'assurance-vie pour chaque tigre." Elle a dit qu'elle s'était distanciée de tout le battage médiatique des tigres et qu'elle concentre maintenant ses énergies sur le travail avec les villageois dans la zone tampon. "Si nous pouvons les convaincre de notre côté, nous pourrons aider le tigre."

Pour le prince Philippe, … la chasse va de pair avec la protection des animaux: les seuls vrais bons défenseurs de la conservation sont les chasseurs, comme le veut sa philosophie. La plupart des parcs nationaux d'Afrique et d'Asie ont commencé comme réserves de gibier privé pour l'élite blanche européenne et américaine.

...des "experts du tigre" du monde entier qui sont venus en masse: "Ils devraient rester chez eux." En raison de leur peur des tigres, ils n'entreraient dans la jungle que dans des véhicules sécurisés sous la protection de gardes armés, perturbant ainsi la vie des animaux. La rage de Vasudha a éclaté: "Pourquoi ne laissez-vous pas les forêts aux gens qui y vivent? Vous avez l'argent et le pouvoir de pénétrer dans les zones centrales des réserves avec des jeeps. De nombreux animaux sauvages ont été tués dans des accidents de jeeps touristiques. Pouvez-vous imaginer la pollution sonore que l'écotourisme peut apporter? Pour quelques dollars de plus, les rangers conduiront les jeeps tout près des animaux pour qu'ils chargent les jeeps - pour un petit plus. Nos éléphants étaient les créatures les plus pacifiques qui soient. Aujourd'hui, ils sont tellement tendus que les attaques contre les gens deviennent de plus en plus fréquentes. Pas plus tard qu'hier, un éléphant a tué deux personnes dans notre village voisin. C'est le résultat de l'engouement des occidentaux pour les tigres. On n’a pas besoin de votre argent.

Vers la fin de l'ère coloniale, les Britanniques en Inde et au Népal y établirent les premières réserves de gibier. Après leur départ, le WWF a pris les rênes des efforts de protection des tigres et, en 1972, a lancé la campagne "Opération Tigre". L'organisation a persuadé le gouvernement indien sous Indira Gandhi de créer des réserves où les tigres pourraient vivre sans être dérangés par les êtres humains. Les autorités locales ont expulsé de force les tribus forestières; près d'un million de personnes ont ainsi perdu leur foyer. Pourtant, la population de tigres a continué à diminuer. Selon les données officielles, il ne reste plus que 1 700 tigres en Inde.

En tant qu'écolier, Ullash Kumar avait été membre du club de jeunes du WWF... : "Je rejette maintenant avec véhémence le modèle occidental de conservation. Mais le WWF continue à poursuivre son parcours de conservation élitiste. Il ne comprend toujours pas les peuples autochtones."

Au moment de notre visite, 30 villages de la région avaient été désignés pour être évacués, soit un total de 15 000 personnes. Muthamma a maintenu le contact avec les autres villages et organisé la résistance: "Nous vivons avec les tigres depuis des siècles, nous ne les tuons pas et les tigres ne nous tuent pas. Nous vénérons le tigre comme une divinité; nous avons un autel de tigre dans la forêt. Les écologistes de la ville ne comprennent pas la forêt. Tant qu'on sera en vie, les tigres seront en sécurité. Si nous disparaissons, les bûcherons et les braconniers auront le champ libre." Selon Muthamma, les animaux sauvages n'avaient pas bénéficié de la première réinstallation tribale hors du parc national de Nagarhole; les profits étaient tous du côté des hommes d'affaires des grandes villes. Quelques années seulement après que le gouvernement eut expulsé les populations autochtones de la forêt, certaines zones du parc avaient été converties en forêts commerciales par les autorités de l'État. Dans le seul parc national de Nagarhole, les plantations d'eucalyptus et de teck occupent aujourd'hui des terres qui abritaient jadis 40 villages Adivasi. Dans toute l'Inde, les entreprises et les usines de bois d'œuvre et de construction empiètent sur les parcs nationaux et les déciment. Souvent, l'expropriation de l'Adivasi n'est que la première étape pour ouvrir la voie à la reprise industrielle de la forêt. Cela n’a pas empêché le WWF Inde d'exercer une pression continue sur Adivasi dans tout le pays, au moins indirectement. L'organisation était devenue insatisfaite du gouvernement indien parce qu'elle avait laissé glisser la politique de réinstallation dans les années 1980 - par indifférence, ou peut-être aussi pour éviter d'autres conflits. En août 1997, le WWF Inde a fini par obtenir une décision de la Haute Cour qui a forcé les gouvernements des états à mettre en œuvre les réinstallations Adivasi convenues dans un délai d'un an. Le WWF a vu dans cette décision une victoire historique pour le mouvement de conservation. Mais cela a mis la peur dans le cœur de millions d'habitants de la forêt: ils devaient faire leurs valises et quitter leur maison ancestrale. Ceux qui sont autorisés à y séjourner doivent abandonner leurs activités économiques traditionnelles: chasse, pêche et cueillette de fruits sauvages.

La politique de conservation des tigres alimente donc indirectement une administration forestière énorme et corrompue.

Ullash Kumar est convaincu que le WWF partage la responsabilité du côté sombre de la politique indienne du tigre:"Il a conçu la politique indienne du tigre qui a conduit à la réinstallation de l'Adivasi; il soutient l'écotourisme - des choses qui nuisent aux tigres et à d'autres animaux. J'ai beaucoup d'amis qui ont trouvé un emploi au WWF. Si vous êtes un biologiste à la recherche d'un emploi en Inde, il n' y a pas moyen de contourner le WWF. D'après mon expérience, le WWF fait du bien, mais le mal l'emporte sur le mal. Le WWF a un programme caché. Ce qui me préoccupe le plus, c'est que le WWF laisse les entreprises financer sa campagne tigre. De cette façon, le WWF devient l'homme de main des pouvoirs qui ne s'intéressent pas vraiment aux habitants des forêts ou aux tigres. J'ai bien peur que le véritable objectif de ces entreprises, à long terme, soit d'utiliser les parcs nationaux pour atteindre la terre."
En fait, la création de parcs nationaux ressemble souvent à une forme moderne d'accaparement des terres.

L'expulsion des peuples indigènes des zones centrales des réserves crée un approvisionnement régulier de main-d'œuvre bon marché pour les exploitations minières et agricoles industrielles à la périphérie des forêts. Très peu d'autochtones expulsés trouvent un emploi dans l'industrie du tourisme. La plupart des réfugiés de la conservation à travers le monde finissent comme Muthamma et ses tribus, en esclaves des temps modernes dans les plantations qui ont surgi à la périphérie des forêts pluviales restantes du monde. Dans l'hémisphère Sud, le capitalisme mondial coupe dans des zones forestières de plus en plus vastes - souvent au nom de la conservation de la nature.